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Commémoration de la rAfle du veld'Hiv

11 juilet 2026

À l'approche du 16 juillet, notre pays s'apprête une nouvelle fois à se recueillir en mémoire des victimes de la rafle du Vél' d'Hiv'.

Les 16 et 17 juillet 1942, plus de 13 000 femmes, hommes et enfants juifs furent arrêtés en France par la police française, avant d'être déportés vers les camps de la mort. Parmi eux, des milliers d'enfants dont le seul crime était d'être nés juifs.

Face à cette barbarie, certains ont choisi de détourner le regard. D'autres, au contraire, ont décidé de résister.

C'est dans cette France-là que s'inscrit l'histoire du réseau Marcel créé par Odette Rosenstock et Moussa Abadi, avec le soutien de Monseigneur Rémond, des pasteurs Gagnier et Evrard et de nombreux hommes et femmes. Ce réseau a permis de sauver 527 enfants juifs de la déportation. Derrière ce chiffre se cachent autant de vies préservées, autant de familles, autant d'avenirs rendus possibles grâce au courage, à la solidarité et au refus de l'indifférence.

Le réseau Marcel nous rappelle que l'Histoire n'est jamais écrite d'avance. Au cœur des heures les plus sombres, des femmes et des hommes ordinaires peuvent accomplir des actes extraordinaires lorsqu'ils choisissent l'humanité plutôt que la haine, le courage plutôt que la résignation.

Aujourd'hui, cette mémoire nous oblige.

Elle nous oblige notamment parce que les derniers témoins disparaissent peu à peu et que la transmission devient notre responsabilité collective. Elle nous oblige aussi parce que les discours de haine, le rejet de l'autre, l'antisémitisme, le racisme et les tentations autoritaires connaissent, partout dans le monde et jusque dans nos démocraties, une progression préoccupante. La montée des extrêmes, la banalisation des discours d'exclusion et les atteintes répétées aux valeurs fondamentales nous rappellent que rien n'est jamais définitivement acquis.

Commémorer la rafle du Vél' d'Hiv', ce n'est pas seulement regarder vers le passé. C'est interroger notre présent et affirmer le monde que nous voulons construire. C'est rappeler que derrière les chiffres se trouvent des visages, des enfants, des familles, des destins brisés. C'est aussi faire vivre les valeurs qui ont fait exister le réseau Marcel : la fraternité, le courage, la solidarité, la responsabilité individuelle et la défense inconditionnelle de la dignité humaine.

Se souvenir n'est pas un exercice de nostalgie. C'est un acte de vigilance. C'est refuser que l'oubli ouvre la voie à la répétition de l'Histoire. C'est transmettre aux jeunes générations les repères qui leur permettront de reconnaître les premiers signes de l'intolérance avant qu'il ne soit trop tard.

Parce que la mémoire ne vit que lorsqu'elle est partagée. Parce que transmettre, c'est déjà résister. Parce que plus que jamais, nous avons le devoir de nous souvenir pour éviter que cela ne recommence.

À l'occasion des cérémonies du 16 juillet, nous vous invitons à participer à l'une des nombreuses commémorations organisées partout en France. Votre présence est un hommage aux victimes, un soutien à celles et ceux qui transmettent cette mémoire et un engagement personnel pour que les valeurs portées hier par le réseau Marcel continuent d'éclairer notre avenir commun.

 

Quelques cérémonies :

Paris

Fresnes (Val‑de‑Marne)

Montreuil (Seine‑Saint‑Denis)

Visite guidée « La rafle du Vél d'Hiv »

Maison d'Izieu — Journée nationale (Ain)