Quelques extraits de lettres concernant la place de Moussa Abadi au Théâtre
Quelques extraits de lettres concernant la place de Moussa Abadi au Théâtre
... J'avais pour lui de l'admiration et de l'affection, par-delà notre amour commun du théâtre. Des images me reviennent : comme cette intervention donquichottesque à Saint-Etienne, seul contre tous, pour dénoncer la dérive de la décentralisation, comme ces conversations au restaurant et ces tours d'horizon que nous aimions, comme nos rencontres au théâtre ou Moussa se retrouvait inséparable d'Odette. Il a été heureux de publier son livre sur Damas et il ressuscitait avec un latent de romancier et une tendresse infinie ces silhouettes humbles ou pittoresques, ce morceau de vie [...], ces arcanes secrètes de la mémoire.
Robert ABIRACHED
... Avec lui disparaît un humaniste et un homme de grande culture qui a servi l'art du théâtre avec une extrême rigueur et discrétion en même temps qu'avec passion. Son souvenir est resté vivace au sein de la Direction du Théâtre en tant que président de la Commission d'Aide à la Création Dramatique.
Jacques Baillon
Direction du Théâtre et des spectacles
... Les artistes ne peuvent oublier combien votre marie aimait notre profession et avec quel amour, quelle compétence il parlait du théâtre.
Gisèle CASADESUS
... un modèle en matière de critique théâtrale et un grand écrivain. Je lisais ses livres avec passion : son art de conteur, sa finesse, la profondeur de sa culture, son esprit, tout était pour moi leçon de savoir et de saveur.
Armelle HELIOT
... Je garderai toujours le souvenir de l'expert si compétent et si passionné qu'il était dans nos commissions d'aide aux compagnies du ministère de la culture. L'étendue de sa culture nous stupéfiait. La chaleur de sa conviction animait nos débats. C'était un personnage non convenu qui avait de la couleur et de la verve. Je conserverai son image de "personnage combattant" dans mon esprit.
Jean-Jaques LERRANT
Beaucoup d'entre nous le consultaient, sûrs de son érudition, de son équité passionnée (...) Cette voix chaude de Moussa, ce regard de tourment et de fraternité, je ne suis pas prêt de les oublier.
Bertrand Poirot-Delpech
